Un royaume ouvert à tous, découvert par le petit nombre.
Il y eut un temps où une prédication chrétienne prenant forme menaçante, vouant les hommes à la damnation.
Aujourd'hui, la tendance est inverse : il semble indigne de Dieu qu'il puisse rejeter ses créatures.
Affirmer que la porte du royaume est étroite n'est plus rôle de juges. C'est seulement la preuve que la vocation de l'homme est prise au sérieux.
Is 66,18-21
Ez 34,13
Mt 24,31
Mt 25,32
Revenus d'exil, les juifs se heurtent à une réalité quotidienne décevante. Bien vite, l'enthousiasme du retour est retombé. C'est l'apathie, le laisser-aller. Prolongeant la prédication d'Isaïe, un prophète tente de redonner courage, en décrivant l'avenir glorieux du peuple élu. Jérusalem deviendra la ville glorieuse où tous les hommes viendront pour rencontrer Dieu. Ce sera la fête universelle.
Venez et rejoignez-le, il vous propose une alternative. Saisissons là afin de mener une vie au paradis.
Ayant évoqué la longue marche des croyants en route vers la cité de Dieu, l'auteur de l'épître aux hébreux exhorte ses correspondants à faire preuve de ténacité. La route est difficile, et le découragement menace. Il importe de comprendre les épreuves de la vie comme un appel du Seigneur nous invitant à nous corriger de tous les défauts qui arrêtent notre progression.
Dans de récit de la montée à Jérusalem, Luc regroupe trois paroles du Christ concernant l'accès au Royaume. A ceux qui s'inquiètent du nombre des sauvés, Jésus répond en les renvoyant à leur responsabilité. Il souligne l'urgence de la réponse à donner à l'appel divin. Il met enfin en garde contre les prétentions de ceux qui croient avoir acquis un droit au royaume et qui, par leurs jugements, en excluent les autres : ceux-ci se condamnent, car ils méconnaissent le Dieu qu'ils croient servir.
Au regard de la foi les épreuves de cette vie font partie de la pédagogie de Dieu à l'égard de ses enfants. L'argumentation repose sur la notion biblique d'éducation, mûsar, paidea, qui signifie «instruction par la correction ».
Cfr. Jb 5,17 ; 33,19 ; Ps 94,12 ; Si 1,27 ; 4,27 ; 23,12+ : L'épreuve est ici regardée comme une correction qui suppose et donc manifeste la paternité de Dieu.
Lc 13,12-30
Ps 87,7+
He 12,5-7.11-13
Pr 3,11-12 Lxx
Ap 3,19
Dt 8,5+
2 Co 7, 8-11
Jn 16,20
1 P1,6-7
Jc 1,2-4
Is 35,3
Pr 4,26 Lxx

